En
1945, un troisième cycle migratoire commence après ceux du XIXème siècle et des
années 1920. Avec la reconstruction et la modernisation du pays pendant les
trente glorieuses les besoins de main-d'oeuvre sont énormes, on a de nouveau
recours à l'immigration.
En
1975, on retrouve une proportion d'étrangers voisine de celle de 1931. Mais
avec la crise économique, à partir du milieu des années 1970, les frontières
tendent à se fermer. Le discours sur « l'identité nationale »
resurgit sous l'impulsion du Front national (devenu Rassemblement national) qui
présente les étrangers comme une «menace» pour la France, comme une «submersion
migratoire».
On entre dans une phase nouvelle où les lois concernant
l'immigration se succèdent au rythme des alternances gouvernementales. Phase
nouvelle dont nous ne sommes pas sortis aujourd'hui, alors que la part des
immigrés progresse depuis l'an 2000, mais moins que dans le reste de l'Europe.
Alain CHAFFEL
Professeur honoraire de classes préparatoires.
Agrégé et docteur en histoire